Rencontre Déco #19 : Ripaton, le mobilier responsable

Quark est allée à la rencontre de Margot, cofondatrice de Ripato. Cette entreprise française crée du mobilier et des pieds de table. Entre production française et lutte contre le gaspillage, découvrez comment la marque imagine et créer des produits esthétiques et respectueux de l’environnement.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Margot, j’ai 31 ans. Je suis cofondatrice de la marque Ripaton. Je l’ai créé avec mon associé il y a 6 ans. J’ai fait une école de commerce. J’ai fait du commerce international, du marketing et ensuite une spécialisation en entreprenariat et gestion des entreprises. A la suite de ça j’ai travaillé pour DELL. Après, j’ai rapidement lancé Ripaton avec mon associé.

Que veut dire Ripaton et que produisez-vous ?

Ripaton veut dire pied en ancien Français. A la base, l’idée est venue car on cherchait à relooker notre table basse. On cherchait des pieds assez simples, et design. On aimait bien le modèle Hairpin Legs, ce fameux pied en épingle que l’on retrouve beaucoup en Angleterre ou aux États-Unis. Mais, impossible d’en trouver en France. On s’est alors dit qu’il fallait essayer d’en fabriquer et de les mettre sur notre table basse. Nous avons un ami artisan qui nous a aidé. Puis, tous nos amis ont trouvé ça trop cool donc, on s’est dit qu’il y avait peut-être quelque chose à faire. On s’est rendu compte qu’il y avait plein de personnes qui cherchaient aussi ces pieds-là. Nous avons donc fabriqué une petite série de pieds que nous avons vendus sur Etsy dans un premier temps. Cela a très bien fonctionné. On s’est donc dit qu’il fallait continuer. Nous avons commencé à produire un peu plus et, l’engouement a fait que nous avons monté notre atelier. Aujourd’hui nous sommes une marque française qui fabrique et vend des pieds de tables et d’autres accessoires qui permettent de créer son mobilier.

Pouvons-nous dire que vous êtes entrés dans le monde du mobilier par hasard ?

Nous avons tous les deux fait une école de commerce. Tom était dans le web et moi dans le commerce. Il n’y avait rien qui nous destinait à créer un atelier de métallerie pour faire du mobilier et des pieds de table. Cela s’est fait au fur et à mesure. Il y a eu un engouement très fort pour la marque dès le début. Cela nous a poussé à avoir un développement et une croissance assez rapide. Aujourd’hui notre entreprise vend dans toute l’Europe. Nous avons une quinzaine de modèles de pieds, mais aussi des portants de vêtements, des supports muraux et des étagères. L’entreprise compte aujourd’hui une vingtaine de personnes.

Pouvez-vous me décrire votre processus créatif et votre façon de travailler ?

Nous analysons les besoins que nous pourrions avoir ainsi que ceux de nos clients. C’est comme cela que nous avons eu l’idée de créer un pied de table pour la première fois et que Ripaton est née. Par exemple, si nous voulons faire une table à manger nous nous demandons quel type de pied nous aimerions voir. On essaye toujours de réfléchir avec les tendances du moment et les formes que nous aimons. Nous réfléchissons aussi en termes d’ergonomie. On essaye aussi de trouver des fonctionnalités au produit. Nous pouvons par exemple rajouter des patins réglables. Nous faisons de plus en plus de coopération avec nos clients. C’est-à-dire qu’on les interroge beaucoup. Nous les questionnons sur ce qu’ils aiment en termes de forme couleur, et matériaux et nous identifions leurs besoins. Cela nous apporte beaucoup de réponses et cela nous aide dans le processus de création des produits. Nous avons ensuite la phase de prototypage, nous produisons, essayons et testons les produits. Avant de lancer un produit, nous l’envoyons à certains de nos clients afin qu’ils puissent le tester et nous faire des retours sur ce qu’ils pensent de l’objet. Si leur expérience est positive, alors nous lancerons la production et commercialiserons le produit.

Comment définissez-vous votre métier, quelles sont les qualités requises ?

De manière générale chez Ripaton nous sommes artisans 2.0. Nous avons dépoussiéré la métallerie traditionnelle en y apportant la digitalisation du web. Nous vendons nos produits sur internet et adoptons des pratiques de fabrication digitales. Notre marque est durable et responsable. Notre production est française et raisonnée. Tout est fait dans notre atelier à Montpellier.

Par rapport à mon métier, en tant que cofondatrice, je dois être un couteau suisse. Nous gérons tous les métiers en interne. Nous avons donc la partie production, logistique, design produit, communication, développement web et la vente. Il faut que nous soyons forts et experts dans tous ces domaines car nous ne sous-traitons pas du tout. Mon associé et moi nous partageons les rôles. Je travaille sur l’administration, la partie commerciale et la communication. Mon associé va être plus sur la partie logistique, production et développement web.

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